Interventions artistiques dans le quartier de La Chapelle:
des cartes postales à collectionner

Les drapeaux de Stéphane Dafflon réalisés pour le quartier de La Chapelle sont destinés à changer tous les six mois pendant 9 ans. Une édition limitée de cartes postales à collectionner vient de sortir pour documenter cette oeuvre participative et les prochaines seront édités à chaque remplacement des drapeaux.

Afin de garder une trace tangible et accessible à tous de cette oeuvre participative de Stéphane Dafflon, Fly with me, fait l'objet d'une première édition de cartes postales qui documente le projet de l'artiste. A chaque changement des drapeaux, une nouvelle série de cartes sera imprimée, portant au dos quelques lignes qui expliqueront la démarche des nouvelles réalisations.

Nous avons sollicité plusieurs enseignants et c'est le collège Florimont qui s'est montré le plus réactif, ainsi que le parascolaire de l'école du Sapay. Le premier projet qui sera imprimé sur des drapeaux sera celui conçu et réalisé par des élèves de 6F1 et de 6F4. A partir de photos de visages, ils ont travaillé les images au niveau des couleurs et les ont pixellisées au maximum, jusqu'à obtenir une sorte de quadrillage proche de l'abstraction. Ils ont ensuite reporté en peinture ces modèles, avec pour consigne de n'utiliser que les couleurs primaires, le noir et le blanc.

Le remplacement des drapeaux est prévu au mois de juin prochain.

 

Expositions dans d'autres lieux

Avec l'exposition "Temps irréels", la Villa Bernasconi voit ses espaces transformés par la lumières et le son. Jusqu'au 12 mars 2017

1024 architecture (François Wunschel et Pier Schneider) et François Moncarey s’amusent avec sérieux des lois de la physique et des outils numériques pour créer des installations et environnements irréels. Entre les mains de ces mapping designers, le son, la lumière, le mouvement, la couleur ne font qu’une seule matière qu’ils déclinent en fréquences, oscillations et vibrations. Ils dessinent ainsi une exposition dans l’intervalle imperceptible où le temps est modifié.


François Moncarey, LUCID DREAM, Mapping sur impression. Photo François Moncarey

 1024 architecture, ROTATION, 2015, impression lenticulaire. Photo 1024 architecture

/////

 

A la galerie Ribordy Contemporary, Kristina Irobalieva expose une série de tableaux intitulée Jungle qui revisite les implications historiques, esthétiques et sociales de la pratique artistique. A voir jusqu'au 11 mars.

Avec cette exposition, l'artiste poursuit le travail qu'elle avait montré à la galerie Vincent Sator à Paris l'an passé. Elle l’accompagne ici d'un catalogue des toiles réalisées à ce jour sur ce thème, avec des plages vides pour les peintures à venir.
De format carré, ces toiles sont d'abord enduites comme pour accueillir une fresque murale. Cette épaisseur leur confère d'une part un statut d'objet presque sculptural, qui répond à une logique de déconstruction présentant l’œuvre sous forme d’un fragment d'architecture ou de ruine. L’accrochage est pensé comme une installation globale, un contexte où mettre en évidence une temporalité propre à ses peintures, qu’elle affranchit de toute étiquette historicisante. Le choix du motif jungle s’inscrit dans ce concept, par son absence de signification biogéographique précise, tandis que la ressemblance de ces œuvres avec des fragments de fresque ancienne leur confère un passé qu’ils ne possèdent pas.

L’artiste a également placé dans l’espace des fers à béton en céramique, dont les formes s’apparentent au végétal, tout en accentuant l’idée de friche suburbaine.

 Vue de l'exposition à la galerie Ribordy (photo A. Wetter)

 Kristina Irobalieva, Jungle #03 (photo G. Copitet)