Avec une précision fascinante, Sébastien Mettraux peint des mécaniques et des refuges, dont il reproduit de manière exacte les couleurs et les formes d’origine. Les machines industrielles de la série «Ex machina», révèlent leur beauté sculpturale grâce à un environnement dépourvu des détails anecdotiques et de la présence humaine. Leurs silhouettes imposantes et leurs teintes flamboyantes d’origine en magnifient la puissance. Plus angoissants, les abris antiatomiques de la série «Derniers Paysages I» sont représentés comme des boîtes sans échappatoire, dont les seules couleurs sont des containers ou des tuyauteries, et que l’artiste suggère comme les derniers lieux que nous verrons en cas de catastrophe mondiale. Dans «Derniers Paysages II», des villas somptueuses sur fond de gazon au vert artificiel sont empruntées aux images de synthèses des catalogues immobiliers pour la clientèle fortunée de la Riviera lémanique. Elles ont remplacé pour l’artiste les codes de représentation du paradis connus depuis la Renaissance. A travers ces différents sujets, l’artiste montre un univers en suspension entre le déjà et le pas encore advenu, énigmatique. Mais au-delà de l’image et de la signification, il s’intéresse à la peinture elle-même, qu’il applique à main levée, dévoilant, quand on s’approche, d’infimes imperfections du geste, ultime trace humaine.

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Sébastien Mettraux, Sans titre, 2016, huile sur toile, 200 x 320 cm


Sébastien Mettraux, Sans titre, 2015,huile sur toile, 200 x 320 cm


Sébastien Mettraux, Sans titre, 2015, huile sur toile, 200 x 160 cm


Sébastien Mettraux, 2014, huile sur toile, 90 x 110 cm