Annabel Aoun Blanco, Agathe Naïto / Impermanence

du 3 mars au 8 avril 2018

Annabel Aoun Blanco s’intéresse à cet instant suspendu entre la vie et la mort, qu’elle traduit par des séries de photographies qui s’enchaînent en une suite évolutive. Le visage est le point central de son travail. Elle le photographie plongé dans l’eau ou le lait, à travers une vitre embuée ou à partir d’un moulage en plâtre blanc. Au fil de ses recherches plastiques, l’artiste met en scène, transforme les traits du visage, tout en conservant leur unicité. Masques mortuaires ou visages endormis, la frontière est fragile et provoque un sentiment d’étrangeté, accentué par l’impression d’insaisissable et nuancé par une esthétique séduisante.

Japonaise par son père, Agathe Naïto puise dans la culture nippone la base de son inspiration, de la sobriété des formes en porcelaine à la fragile légèreté du haïku. Ses œuvres parlent de l’universalité de certains concepts, comme la faim et la culture du repas, la matière corporelle, la mémoire des aînés. On y retrouve ainsi des poils monumentalisés et des empreintes de dos, des légumes, des nuages ou encore des ciels issus de photographies que sa grand-mère japonaise a l’habitude de prendre comme une sorte de journal intime.

 

 

 

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